Suivez la tendance, voyagez écolo

27 Janvier 2020 - Nouveauté et Tendance
Suivez la tendance, voyagez écolo

Le tourisme est l'un des secteurs d'activité les plus pollueurs au monde. En France comme dans d'autres pays européens, plusieurs voix suggèrent par exemple de voyager moins en avion – en particulier pour certains trajets intérieurs pouvant être effectués en train – ou de consommer moins de viande ou d'autres produits provenant de l'autre bout de la planète. Les citoyens sont nombreux à se rendre compte de l'impact environnemental de leurs déplacements au quotidien ou pendant les vacances. En 2020, cette conscience écologique guidera leur choix des destinations et du mode de transport. 

Quel mode de transport choisir ?

Dans un article datant de février 2019, Pascale Kremer, journaliste au Monde, donne le ton en titrant son article : L'avion, plaisir coupable de l'écolo voyageur. Elle explique notamment que parmi les écolos, même aguerris, certains se voient mal se passer des voyages au long courrier en avion même s'ils connaissent, parfois en détail, l'impact de ce mode de déplacement en termes d'émission de gaz à effet de serre. Renoncer à l'avion est parfois donc perçu comme une solution trop radicale pour être efficace.

Pourtant, la comparaison entre transport aérien et transport terrestre reste au cœur des débats passionnés sur l’écologie. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les avis sont très divergents, même chez les écologistes militants associatifs, responsables politiques ou simples citoyens. Certains d'entre eux critiquent d'ailleurs ouvertement la décision du gouvernement français de mettre en place début 2020 une « écodistribution », une nouvelle taxe sur les billets d'avion destinés, selon l'exécutif, à financer le train.

Faut-il privilégier les trajets plus courts ?

L'avion reste un moyen de transport pratique et inéluctable, que ce soit pour les vacances ou les déplacements professionnels. Après tout, le transport aérien représente un pan essentiel, si ce n'est stratégique, de l'économie mondiale. Aussi est-il difficilement concevable qu'une bonne partie de la société fasse une mue en faveur des transports terrestres. Certaines voix, se montrant pragmatiques, prennent en compte cette réalité et suggèrent plutôt de privilégier les trajets plus courts pour les vacances. Certaines familles adhèrent à cette idée. Celles-ci ne passeraient donc plus leurs vacances d'été aux États-Unis, mais iraient plutôt explorer les villes côtières françaises, espagnoles ou italiennes. Elles ne passeraient pas non plus les fêtes de fin d'année en Europe de l'Est ou en Amérique latine, mais profiteraient de la fièvre festive dans des villes allemandes ou néerlandaises, entre autres.

Cependant, choisir des destinations plus proches est considéré par une partie des écolos comme un sacrifice inutile. Ces derniers prônent plutôt des initiatives ayant des impacts plus concrets sur la protection de l’environnement, dont le mode de production ou de consommation. Privilégier les trajets plus courts relèverait, selon eux, davantage de la symbolique que d'un choix pragmatique. Le « sacrifice » est d'autant plus pesant que le tourisme de masse continue de se développer dans plusieurs villes du monde.

Quels sont les gestes écolos à adopter durant un voyage ?

Le choix du mode de transport ou de la destination dépend de l'appréhension de l'enjeu de la protection de l’environnement par chacun. Certains gestes, en revanche, sont bien plus consensuels. C'est le cas par exemple de la gestion des déchets. Certains pays sont peu regardants en matière de suremballage. Aussi est-il recommandé de ne pas trop s'encombrer, à l'autre bout du monde, de produits à usage unique, à commencer par les emballages ou les couverts jetables.

Voyager écolo, c'est aussi respecter la nature, veiller à ce que l'endroit soit propre à votre départ. Adoptez des comportements responsables, par exemple en évitant de laisser traîner des déchets en plastique ou en emportant avec vous des accessoires novateurs comme une poubelle portable ou un range-mégots.

Le voyage hors saison fait aussi partie des astuces régulièrement avancées en matière de tourisme écoresponsable, en particulier pour les destinations touristiques les plus prisées. En voyageant en haute saison dans ces villes, vous participez en effet à l'hyperfréquentation touristique de plus en plus mal supportée par l’environnement. La venue d'un nombre trop important de visiteurs exerce en effet une pression importante sur les infrastructures locales : plus de ferries affectés à la navette, plus de nourriture à produire, etc.

La pression s'exerce aussi sur la population locale. L'exemple de Venise, l'une des villes les plus visitées au monde, est frappant. La flambée des prix du logement, directement liée au tourisme de masse, entraîne des difficultés financières sévères pour de nombreux Vénitiens. Certains sont même parfois obligés de quitter la ville, où la vie devient trop chère.

Et si vous optiez pour un hébergement écologique ?

Le transport et l'hébergement constituent les postes les plus émetteurs de gaz à effet de serre pendant un déplacement. Aussi le voyageur écolo évitera-t-il les grands complexes hôteliers qui, en plus de défigurer les paysages, adoptent rarement une politique favorisant le développement local. D'où l'intérêt d'opter pour un logement labellisé environnemental, une option permettant de réduire significativement l'empreinte carbone de son voyage.

Les logements écolabellisés

Il s'agit d'hébergements qui prennent des engagements en faveur de l'environnement. Parmi ceux-ci se trouvent de petites maisons d'hôtes, des gîtes, des campings ou parfois même de grandes chaînes hôtelières. Ces engagements se traduisent par exemple par la réduction de la consommation d'eau et d'énergie ou le recyclage de déchets, ou encore par le fait de privilégier les produits bio ou locaux. Ces logements responsables sont labellisés Clé Verte, Green Globe ou encore Ecolabel Européen.

Loger chez l'habitant

Quelques clics sur la toile suffisent pour effectuer une comparaison des différentes offres de particuliers, proposant des maisons d'hôtes ou des gîtes agréables. Ces logements conviennent surtout aux petits budgets. Mais ils s'apprécient aussi pour leur ambiance chaleureuse et le contact humain avec les propriétaires entre autres.

D'autres options sont envisageables pour un voyage écolo, dont le couchsurfing. Le voyageur passe la nuit chez un particulier, sur un divan ou dans une chambre d'amis. Il ne dépensera pas un centime, le concept étant basé essentiellement sur les échanges. La venue d’un touriste est pour les hôtes l'occasion de découvrir ou de mieux connaître un pays autre que le leur, une région ou une ville, un savoir-faire en particulier, etc.

L'échange de maisons peut aussi être une option intéressante. Vous passez vos vacances chez un particulier qui lui-même occupera votre maison pendant que vous habitez chez lui. Cette solution permet de réduire les dépenses de manière considérable, mais aussi l'impact environnemental du voyage.

Que dire alors des offres de location saisonnières en ligne ? Les particuliers louent une chambre ou parfois un logement entier, ce qui leur permet au passage de se faire un complément de revenus. Pour le voyageur, c'est un bon moyen de maîtriser son budget, une occasion de faire de belles rencontres et en même temps d'avoir la conscience écologique un peu plus tranquille.

A propos de l'auteur: Emma Cruz
Depuis mon adolescence, j'ai toujours su faire plaisir à mon entourage avec mes idées surtout les week-ends ou même durant les périodes de vacances. Je préférais m'amuser au lieu de perdre mon temps. Et des plans, il n'en manque pas. Je partage actuellement cette passion pour les loisirs, quel que soit le genre, à tout le monde. À travers mes articles, j'attire l'attention des gens à apprécier mon aide et à leur faire vivre ma passion.
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