À la rencontre des tribus Massaï

29 Avril 2021 - Arts & Culture
À la rencontre des tribus Massaï

L’ethnie africaine des Massaï est composée de guerriers et d’éleveurs semi-nomades implantés en majorité dans la partie septentrionale de la Tanzanie ainsi que dans les régions du centre et du sud-ouest du Kenya. Le territoire où paissent les troupeaux de chèvres et de vaches de ce peuple unique s’étale autour de la Vallée du Grand Rift entre le Mont Kilimandjaro et le Mont Kenya. Au centre de l’immense arrière-pays trônent trois des plus beaux joyaux naturels de l’Afrique, le cratère du Ngorongoro, le Parc National du Serengeti haut lieu de la Grande Migration et le Kilimandjaro.

Un peuple fier

Installés depuis le XVe siècle dans de gigantesques régions au climat chaud et sec, les Massaï sont graduellement expulsés de leurs terres ancestrales transformées en parcs nationaux et en réserves de chasse. Ils partagent aujourd’hui les arides contrées du Bush avec les animaux sauvages comme les rhinocéros, zèbres, lions, gazelles, buffles, gnous, éléphants et girafes. En Tanzanie les troupeaux de bovidés n’ont plus accès au cratère du Ngorongoro ni au parc national du Serengeti qui constituent les meilleurs pâturages. Le pastoralisme reste l’activité principale des populations restées dans le bush. Les bergers sont autorisés à vivre dans la zone protégée de l’aire de conservation du Ngorongoro qui s’étale sur 8.292 km² et nourrir leur bétail des deux cotés de la frontière sans accéder au site du cratère. Cette opposition aux pressions politiques a forgé une image positive auprès de l’opinion occidentale. Pour les Maasaï, le Dieu Enkaï leur a confié un troupeau dont ils se contentent d’être le gardien. Ils consomment très peu de viande, mais prélèvent surtout le lait comme source de protéines. Le bétail est un élément important des rapports sociaux et économiques de la tribu, car il fait office de monnaie d’échange tout en conservant une place prépondérante dans les rituels comme les mariages, les dons, les enterrements ou les héritages.

Immersion en terre inconnue

Un voyage en pays Massaï est la promesse de découvrir la plus belle terre de volcans d’Afrique. La chaleur de l’accueil, la gentillesse légendaire de la population ainsi que l’important héritage culturel de tribus vivant encore selon des traditions multi séculaires se révèlent lors de safaris au milieu des paysages de rêve du mythique cratère du Ngorongoro. La huitième Merveille du monde située coté tanzanien est un sanctuaire pour le fameux Big Five qui se découvre lors d’une randonnée en direction du Cratère Empakaai large de 6 km de diamètre. L’ascension du Mont ol doinyo Lengai perché à 2.962 m offre une vue imprenable sur la vallée du Grand Rift et le Lac Natron. Ce dernier est une étendue d’eau salée dont les rives servent de site de nidification à d’impressionnantes colonies de flamants rose. Les randonneurs ont également l’opportunité de profiter des splendeurs de la nature à proximité comme les cascades d’Engarasero pour se ressourcer dans les sources chaudes d’une piscine naturelle. Les visites du boma ou village Maasaï de Longido situé à 100 km de l’Empakaai Crater et celui de Naberera proche du Parc National de Tarangire augurent de bons moments en compagnie des locaux pour appréhender leur culture.

Le Kenya sauvage terrain de jeu du peuple Massaï est illustré par l’immense réserve naturelle du Maasaï Mara qui s’étend sur 1.510 km² voisine du Parc National de Serengeti. Le Massai Mara est réputé pour sa faune sauvage à forte concentration de Big Five ainsi que d’autres mammifères comme les girafes, les hippopotames et une importante faune aviaire composée de plus de 500 espèces d’oiseaux. Ses paysages grandioses et dépaysants ont hébergé les scènes du blockbuster Out of Africa. La Grande Migration est l’événement immanquable des amoureux de la nature et des photographes pour observer les immenses troupeaux de gazelle Thompson, de gnous et de zèbres dont le nombre avoisine les 2.000.000 traverser le Masai Mara vers le Serengeti. Adossé au Kilimandjaro qui procure un vent frais sur les plaines arides, le sanctuaire verdoyant du Parc national d’Amboseli inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO abrite une biodiversité exceptionnelle sur 392 km². Les férus d’ornithologie découvrent un paradis aviaire où est répertorié plus de 400 espèces comme les Aigles Huppard, les Grues Couronnées, les Cigognes blanches, les Vautours, les Martins-pêcheurs, les Pélicans, les Échasses Blanches, les Cormorans et les oies d’Égypte.

Une expérience passionnante et authentique

Les Massaï éprouvent toujours un plaisir non dissimulé à faire découvrir leur cadre de vie aux visiteurs qui savent l’apprécier. Réputés comme étant des pisteurs d’exception, ils connaissent bien l’environnement où évoluent les animaux sauvages pour avoir grandi dans leur proche voisinage. Aujourd’hui, la manne du tourisme a paradoxalement réduit l’activité traditionnelle liée à l’élevage à cause de l’accaparement des terres pour être supplantée par l’agriculture vivrière. Entre deux balades dans les grands espaces en pleine nature, le partage du quotidien des Massaï est une expérience mémorable. Tandis que les hommes gardent le troupeau, les femmes préparent les repas à base d’Ugali accompagné de légumes, d’une sauce, de sucre ou de miel et de lait bouilli. La coutume du sang de vache mêlé au lait est toujours répandue, mais n’est pratiquée que lors de cérémonies importantes comme la célébration d’une naissance.

Les femmes Maasaï fabriquent des bijoux ainsi que des objets d’artisanat de renommée mondiale, dont des parures en perles de verre mélangées à des matériaux locaux, plumes, noyaux et assemblés sur des fils de fer ou des chaînes en métal. L’association des couleurs et l’agencement des perles obéissent à certaines règles d’esthétique et d’harmonie, mais véhiculent aussi des messages à l’instar de bénédictions ou des signes de bonne santé financière. Les perles sont également usitées pour décorer les objets du quotidien comme l’Orkila jupe des mariées, la calebasse qui sert à la traite des vaches, l’Erap enkaina ou les décorations sur les biceps et le sac en cuir Olbene elontalengo. Chez les jeunes filles, le passage à l’âge adulte est marqué par l’excision ainsi que par le port de boucles d’oreilles et de colliers spécifiques. À l’arrivée de ses 12 ans le jeune guerrier Maasaï doit prouver sa bravoure auprès de leurs aînés les Morans et le prêtre Laïbon avant d’être circoncis vers 15 ans et quitter le village pour vivre dans un Manyatta.

A propos de l'auteur: Sarah Hoceani

Opérant dans le domaine du tourisme depuis quelques années, j'ai découvert petit à petit les différentes attractions des voyageurs. Justement, ils n'attendaient que cela, s'amuser et oublier les soucis quotidiens. J'ai décidé de faire des recherches afin de promouvoir les loisirs pas seulement en voyage, mais dans la vie de tous les jours de chacun. Actuellement, je rédige avec joie ma passion pour aider et pour rendre les gens heureux même le temps d'un instant. Alors, bonne lecture à vous!

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